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Djihad et terrorisme, Droits des femmes, Pays du Levant
25 November 2018
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Une ancienne infirmière de l’EI raconte avoir avorté des filles esclaves et drogué ses enfants pour pouvoir s’échapper

Layla, une infirmière employée par l’Etat islamique en Syrie, a déclaré avoir été forcée à procéder à des avortements sur des filles esclaves du groupe lorsqu’elles tombaient enceintes. Elle a raconté avoir administré un sédatif à ses enfants pour pouvoir s’échapper en toute sécurité avec eux au Liban, cachés sous des sacs-poubelles à l’arrière d’une camionnette. Ayman, le mari de Layla, a décrit un incident au cours duquel lui et plusieurs hommes ont été arrêtés par des membres de l’EI, qui ont ensuite tué ceux qui étaient incapables de réciter des versets du Coran. Layla et Ayman vivent actuellement au Liban. Ils ont été interviewés sur Al-Hurra TV (États-Unis) le 8 novembre 2018. Extraits :

Layla : Vous devez vous couvrir de la tête aux pieds. Même les paumes de vos mains ne doivent pas apparaître. Vous devez porter des gants noirs, sinon… Une fois, il y a eu un incident avec une vieille femme qui travaillait au marché. De toute évidence, elle s’habillait comme ils le voulaient, mais comme elle devait utiliser ses mains pour travailler, elle a ôté ses gants. Simplement parce qu’elle leur avait dit qu’elle ne pouvait pas porter de gants en travaillant, l’un d’eux a sorti un pistolet et l’a abattue sous les yeux de son fils. Son jeune fils se tenait devant elle. Ils lui ont tiré dessus et ont emmené le garçon. Ils l’ont emmené pour pouvoir lui inculquer tout ce qu’ils voulaient. Ma vie était très difficile, tout était haram, tout était interdit. […]

Ayman : Nous avons entendu frapper à la porte. J’ai ouvert la porte et j’ai été surpris de voir cinq membres de l’Etat islamique. Ils ont pris tous les jeunes hommes, nous ont mis dans une voiture et nous ont emmenés chez eux. Nous étions tous assis là-bas, les mains attachées derrière le dos. Ils ont demandé à chacun de nous ce qu’il pouvait réciter du Coran. Le premier ne pouvait se souvenir d’aucun verset. Ils l’ont laissé et sont passés au suivant. Il ne se souvenait que de quelques mots. Ils sont passés au suivant, jusqu’à ce qu’ils en viennent à moi. Ils m’ont dit de réciter un verset. J’ai récité : « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante… » Après cela, ils ont commencé à fouetter les hommes qui ne pouvaient réciter aucun verset. Ensuite, ils ont enlevé les caches de nos yeux, pour pouvoir nous montrer ce qu’ils faisaient aux autres, en guise de leçon. Nous nous sommes levés et ils ont enlevé les caches de nos visages. Ils ont retiré la cagoule du premier homme, lui ont mis un couteau sur la nuque et l’ont égorgé. Ensuite, ils ont égorgé le second. Là, j’étais… […]

Layla : Une fois, ils ont amené plusieurs jeunes hommes sur la place publique et leur ont couvert le visage. Ils ont rassemblé tout le monde – femmes, enfants, personnes âgées… Ils ont mis les jeunes hommes au centre de la place et ont dit à tout le monde de regarder. Cela devait être une leçon pour tout le monde. Imaginez que quelqu’un amène une personne devant vous, prenne un couteau, dise « Allah Akbar » et l’égorge comme un mouton. Ils l’ont fait à plusieurs personnes, afin de semer la peur en nous, de nous faire savoir que la même chose nous arriverait si nous faisions quelque chose de mal. […]

Journaliste : Layla, dites-nous ce que l’Etat islamique vous a fait faire en tant qu’infirmière à leur service.

Layla : Tout d’abord, tout a été fait contre ma volonté. Je n’ai rien fait de ma propre volonté. J’ai été obligée de le faire, afin de protéger mes enfants et ma famille et de trouver une issue. Ils ont ce qui s’appelle des « filles esclaves ». La chose la plus haram à faire est de pratiquer un avortement, de supprimer une vie, mais nous avons été obligées de pratiquer des avortements sur les filles esclaves, lorsqu’elles tombaient enceintes. […]

Journaliste : Layla, quand avez-vous décidé de quitter l’EI ?

Layla : Quand j’ai vu que le moment était bien choisi et que j’ai trouvé un moyen de sortir en toute sécurité, sans que personne ne soit blessé… Ce n’est pas si facile, bien sûr. Vous devez tout prendre en compte. Vous devez trouver quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance, quelqu’un qui puisse vous aider à sortir de là. À cette époque, il y avait un type qui ramassait les ordures dans une camionnette. Ils prenaient une grosse camionnette et y déposaient les ordures. L’idée était qu’ils nous cachent sous les sacs-poubelles. Comme j’étais infirmière et que tous les médicaments étaient à ma portée… Je devais donner aux enfants un sédatif, car les enfants ne pouvaient pas rester silencieux, et s’ils faisaient du bruit, ils seraient découverts. J’ai pris le sédatif et j’en ai administré un peu à chaque enfant, jusqu’à ce que tous s’endorment. Ensuite, nous les avons recouverts de sacs-poubelles. […]

Journaliste : Ayman, cela ne vous dérangeait-il pas que votre femme travaille pour l’organisation qui vous a kidnappé de votre domicile, vous a emprisonné et vous a torturé ? 

Ayman : Cela me dérangeait, mais j’ai compris plus tard qu’elle avait fait ce qu’il fallait. […] 

Journaliste : Comment envisagez-vous votre avenir? Songez-vous à partir ? Pensez-vous rester au Liban ou peut-être retourner en Syrie ?

Layla : La Syrie ? Non, pas la Syrie. La simple idée de retourner en Syrie me fait peur. Après tout ce que j’ai vu, l’idée de retourner en Syrie me fait peur.

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

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